dimanche 26 mars 2017

Mexico, le 26 mars


Le compte à rebours de notre voyage commence. On craignait de ne pas tout voir Mexico. Mais ce soir on peut dire que nous aurons tout vu. Du sud au nord, d’est en ouest, de l’Etadio Azteca, à la Torre de Nonoalco, de l’aéroport jusqu’à la Torre Mayor, rien ne nous a échappé aujourd’hui.

De la fondation de Tenochititian sur l’actuel plazza Santo Domingo, en passant par la réception faite à Cortez à son arrivée, de la guerre d’indépendance, des empires mexicains comprenant le Texas, la Californie et s’étendant jusqu’au Panama. Sans oublier la Révolution, rien de l’histoire mexicaine ne nous a échappé.

Benito Juarez, le premier et seul président indigène, Porfirio Diaz, Hidalgo, Pancho Villa, Francisco I Madero, Maximilien, Augustin premier et tant d’autres sont maintenant dans nos souvenirs.

Comment tout ça, en une seule journée? En montant à la Torre Latino, en visitant ses deux musées sur l’histoire nationale et celle de la ville de Mexico et en regardant du mirador du 42e étage la ville dans toutes les directions.

De si haut quelques petits détails échappent à la vue. La richesse des églises et des musées, l’omniprésence policière, la diversité des quartiers et le monde souterrain du métro où chaque jour des millions de personnes se bousculent pour entrer et sortir des rames.






Les belles murales, comme celle d’Orozco, dans la Casa de Los Azujelos où Pancho Villa est allé prendre son premier café en entrant à Mexico ne sont pas, non plus, visibles de si haut.

Alors, on redescend et on poursuit notre exploration pour encore neuf jours sur cette terre des Aztèques qui bouge et qui s’enfonce.

samedi 25 mars 2017

San Angel, le 25 mars


Quand on la divise en morceaux, Mexico passe d’une ville gigantesque qui fait peur, à une foule de beaux petits quartiers, agréables un par un.

Malgré les dires du Routard, qu’il n’y a pas de métro proche de Coyoacan et de San Angel, la station M.A de Quevedo donne facilement accès aux deux quartiers.

Après avoir traversé un beau parc, où on retrouve un beau monument, on atteint l’avenue Insurgentes. On réalise par les marchands de chars que l’on ne se dirige pas vers un des quartiers les plus pauvres de la ville : Porsche, Mimi, BMW.

Le couvent de San Angel fut fondé par les Carmélites en 1616 pour préparer les moines au sacerdoce. L’aspect premier est austère, reflet de la stricte réforme de l’ordre. Avec le temps s’ajouta d’autres éléments plus riches comme des lavabos en céramiques, une sacristie au plafond richement décoré et une petite chapelle avec son magnifique retable baroque.

Dans la crypte, 12 cadavres momifiés nous accueillent. Saisissant!

En 1861, la Loi de la Réforme obligea la communauté à quitter le couvent qui tomba en décrépitude. En 1921, on y créa un modeste musée qui est aujourd’hui un bel exemple de restauration : Le Museo de el Carmen.

À la sortie on rencontre un aqueduc et un musée d’art. On y rencontre un couple de Mexicain de Querétaro.


On poursuit vers la Plaza San Jacinto , cœur du quartier San Angel, ce n’est vraiment pas l’endroit pour les achats à 10 pesos. Dans deux églises du quartier on pense d’abord assister à un mariage, mais il n’y a pas de marié? On y célèbre en grandes pompes, le 15e anniversaire d’une fille. C’est une fête familiale de la plus haute importance

On revient sous une fine pluie en croisant quelques restaurants témoignant de la richesse du quartier.

 
 
C'est comme un vrai mariage, garçons d'honneur, déco, photographes, limousine ou autobus pour tout le monde, resto après, une vraie fortune, pour certain on économise pendant des années... pour d'autres pas de problèmes...

jeudi 23 mars 2017

Mexico-Coyoacan, le 23 mars


Visite d’un quartier de Mexico qui au début du XXe n’était encore qu’un village à 10 km de la ville. Village apprécié des artistes et des intellectuels, encore aujourd’hui on perçoit une certaine aisance dans la population. L’endroit a conservé le charme des petites villes même si la mégapole l’a englobée.

On retiendra deux histoires séparées d’environ 400 ans.

Une des plus grandes peintres du Mexique, Frida Kahlo (1907-1954) y a vécue. Étrange et tragique destin que celui de cette femme. Infirme de naissance, polio à six ans et grave accident à 18 ans. Sa vie en fut une de souffrances sans fin, mais elle refusa de se laisser abattre et mordit dans la vie. Ses souffrances paraissent dans certaines de ses œuvres, mais dans la vie, elle voulait rester sereine.

Elle eut le bonheur ou le malheur d’être amoureuse et épouse d’un peintre célèbre, Diego Rivera, surtout connu pour ses immenses murales historiques. Prendre sa place à côté d’un tel géant, dans tous les sens du terme, ne fut pas évident, mais elle y parvint.

Née d’une famille bourgeoise, son père était photographe pour Porfirio Diaz, elle fut quand même une révolutionnaire dans l’âme et membre active du parti communiste mexicain. Amie et amante de Léon Trotsky, elle vécue dans la gauche-caviar, ce qui n’enlève rien à son talent et à ses souffrances autant physiques que morales.

Interroger sur la souffrance de vivre avec le monstre sacré qu’était Diego Rivera, elle écrit. Les berges ne souffrent pas du courant dans le fleuve.


C’est aussi ici, que Cortez questionna le chef Cuauhtémoc pour savoir où était le fameux trésor aztèque. Si Trump a autant de succès pour faire payer son Mur par les Mexicains, il attendra longtemps, car ce trésor mythique est toujours non trouvé. À voir la richesse des églises, j’ai ma petite idée là-dessus, mais enfin.

Cortez fit aussi construire une maison, près de la place nommée ‘’La Conchita’’ pour y loger son interprète et maitresse indienne : La Malinche. Sa femme occupa aussi l’endroit à son arrivée d’Espagne, mais disparue rapidement sans laisser de traces. Avec un si bon chrétien que son mari, rien ne permet de supposer l’impensable.

C'est ici que fut torturé le chef Cuauhtémoc
La maison de la maitresse
Naturellement une journée à se promener dans une si vieille ville espagnole ne serait pas complet sans croiser et visiter quelques églises.

Superbe petite ville tranquille remplie de parcs